Coup dur pour les travailleur-ses du secteur automobile espagnol. Faute d’avoir pu la vendre comme il l’espérait, le groupe américain Delphi a annoncé fin février 2007 la fermeture de sa principale usine en Espagne, celle de Puerto Real, près de Cadix.
Delphi Automotive Systems est basé à Troy (Michigan, Etats-Unis), mais est aussi présent en France (Paris, Doubs), à Tokyo et São Paulo. Delphi Automotive Systems est un leader mondial de l’électronique mobile et des équipements automobiles. Delphi emploie environ 198.000 personnes et possède 196 unités de fabrication, auxquelles s’ajoutent 43 opérations en commun, 53 bureaux de vente et de services clients et 32 centres techniques, le tout dans 43 pays.
Le site de Cadiz - Puerto Real fabrique des directions, des amortisseurs et des roulements à billes, et emploie 1.600 salariés. La décision de fermeture de l’usine a été présentée aux représentants syndicaux, et un dispositif policier a été mis en place autour de l’usine pour prévenir des débordements.
En Espagne, c’est évidemment le choc. Car ce sont 1.600 emplois directs mais aussi 4.000 indirects qui sont menacés.
La section CGT de Delphi doit, depuis peu, faire face à la désaffection de ses "partenaires" syndicaux. L’UGT (proche des socialistes du PSOE), comme les CCOO (proches des communistes) entendent négocier avec la direction. La CGT et le Comité de grève, de leur côté, veulent poursuivre la mobilisation pour défendre les 1600 emplois.
La CGT et le Comité de grève proposent pour les semaines à venir, entres autres, une autre manifestation à Cadiz et à Madrid et la mise sur pied d’un camping de grèvistes devant les murs de l’entreprise. Cette pratique de camping est une pratique courante en Espagne : il y a quelques années les salarié-es de SINTEL avaient fait de même dans le centre de Madrid durant plus d’un an.
En France aussi, Delphi va arrêter d’ici l’été la production de son usine d’Etupes (Doubs), qui emploie 112 personnes.